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Livret CP-CE1 : École primaire du Poan Ben, Morlaix

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La Philo des Marmots : paroles d’enfants. École du Poan Ben, classes CP-CE1, année 2026.

Faire de la philosophie c’est réfléchir à des questions importantes que se posent les êtres humains depuis très longtemps, et pour lesquelles même les grandes personnes n’ont pas la bonne réponse.

Faire de la philosophie c’est réfléchir au monde qui nous entoure sans chercher la solution à nos questions… Mais au contraire c’est réfléchir à toutes les réponses possibles, comme si on allumait une bougie à chaque nouvelle idée.

Les grandes questions n’ont pas de bonnes ou de mauvaises réponses, elles ont besoin de bonnes idées pour éclairer le chemin.

La sagesse

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce que signifie « être sage » au quotidien.

Pour eux, être sage, c’est surtout être calme, gentil et respectueux. Ils ont expliqué qu’il faut écouter les adultes, ne pas déranger, ne pas faire de bêtises et faire attention aux autres : ne pas pousser, ne pas taper, ne pas dire de méchancetés et respecter les affaires de chacun.

Les enfants ont beaucoup insisté sur le respect des autres et des émotions : ne pas faire de mal, aider quand quelqu’un est en difficulté, et savoir dire pardon quand on a blessé quelqu’un, même sans faire exprès. Ils ont compris que les mots et les gestes peuvent rendre triste ou mettre en colère.

Ils ont aussi réfléchi aux différents moments de la journée : être sage en classe, c’est écouter et travailler, alors qu’en récréation on peut jouer, bouger et faire du bruit, tout en restant responsable et en respectant les autres. Enfin, les enfants ont reconnu que ce n’est pas toujours facile d’être sage. Les émotions, l’envie de bouger ou de jouer peuvent rendre les choses compliquées. Ils ont expliqué qu’en grandissant, on apprend peu à peu à mieux se contrôler et à s’exprimer autrement que par les gestes ou les cris.

  • Ça veut dire être tranquille.
  • Être gentil. Le contraire c’est être brusque
  • Il ne faut pas casser les trucs des autres
  • Être sage c’est apprendre à se calmer
  • Il faut rester tranquille et bien écouter les parents ou la maîtresse pour bien réussir
  • Respecter tout le monde. Ne pas embêter les autres et ne pas faire de bêtises
  • Ne pas faire de méchanceté
  • Être calme tout le temps
  • Ne pas pousser les autres dans le train
  • Ne pas quitter ses parents
  • Ne pas dire de gros mots, et ne pas insulter les autres
  • Il ne faut pas faire trop de bruit. Être calme c’est ne pas faire de crises, et jouer tranquillou
  • Quand quelqu’un s’assoit il ne faut pas tirer la chaise, et ne pas arracher les feuilles des mains
  • Il faut avoir du respect, ne pas jouer avec les camarades qui travaillent et ne pas tricher
  • Quand on lit on est sage. Parfois quand on lit on peut rire mais on est sage quand même, on est tranquille dans son coin.
  • C’est important de laisser les parents dormir pendant la sieste
  • Ne pas quitter ses parents quand on est triste c’est sage
  • Ce n’est pas facile d’être sage, mais un peu quand même
  • C’est très difficile d’être sage, nous on a besoin de bouger
  • Parfois je suis gentil avec ma sœur et ma famille, mais parfois non
  • C’est difficile d’être sage tout le temps, tu es excité, tu veux faire plein de choses
  • C’est un peu facile d’être sage, mais quand on bouge trop on s’excite
  • Pour certains c’est plus dur d’être sage et pour d’autres non
  • Ça peut être drôle d’embêter les autres
  • Sage comme une image c’est quand on est sage tout le temps
  • En récréation, on n’est pas obligé d’être sage. Tu peux être sage en classe et tu peux ne pas être sage en récréation. C’est toi qui décides
  • Être sage c’est être le premier de la classe, ne plus parler, être calme et responsable. En récréation on peut se défouler, mais c’est quand même être sage. On est responsable de ses amis, on respecte ses amis et on fait attention aux copains
  • Si tu fais mal sans faire exprès c’est sage de dire pardon
  • Il faut être sage avec ses amis comme avec ses parents pour ne pas les blesser
  • Quand tu fais des erreurs pas exprès, il faut savoir dire pardon
  • Il faut être sage avec tes copains mais aussi avec tes ennemis
  • Quelqu’un qui fonce dans ton caddie ce n’est vraiment pas sage
  • Quand on nous demande de faire quelque chose il faut le faire tout de suite
  • Si quelqu’un perd ses lunettes il ne faut pas les cacher ou les casser
  • C’est être gentil avec les autres et quand quelqu’un se fait mal s’inquiéter et l’aider
  • Pourquoi on doit être sage ?
  • Les adultes nous demandent d’être sage pour ne pas déranger, il faut faire du calme, jouer dans sa chambre
  • Pourquoi on est obligé de ne pas taper ?
  • Parce qu’on peut faire mal aux gens
  • Il ne faut pas taper surtout si c’est un copain parce que sinon il peut être triste et après il ne veut plus être copain.
  • Quand on n’est pas sage avec les copains, après on s’en veut
  • Il faut faire attention, il y a des gens sensibles au bruit, comme dans la classe Ulis.
  • Moi mon petit frère est sensible à la musique
  • Quelquefois on peut quand même taper parce qu’il y a des gens qui te tapent aussi.
  • On peut se défendre mais ce n’est pas une bonne idée
  • En récréation on fait du bruit, on s’amuse, mais on est sage quand on fait du travail. Dehors ils se défoulent, c’est ni sage ni pas sage, ils jouent bruyamment c’est tout
  • Dehors on a le droit de crier, c’est autorisé donc on est sage
  • Le bruit dehors, ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas sages, c’est parce qu’ils sont plusieurs.
  • Pourquoi on n’a pas le droit de dire de gros mots ?
  • Parce que ça fait du mal, ça peut rendre triste
  • Si on dit quelque chose de mal, ça peut mettre en colère les autres.
  • Ce n’est pas parce qu’on est en colère qu’on peut taper les autres
  • Moi avant je tapais parce que j’étais petit. Je n’avais pas fini de grandir, je ne savais pas parler. Maintenant j’ai grandi et je ne tape plus.
  • Moi dans de grandes occasions je peux taper quand même, comme quand quelqu’un attaque la maison
  • On peut aussi taper à la porte
  • On a le droit de se taper soi-même, on fait ce qu’on veut avec notre corps. Des fois, moi je me tape quand je suis énervée
  • Ce n’est pas facile d’obéir
  • Des fois on n’est pas obligés d’écouter les adultes, il faut juste ne pas trop les déranger
  • Il faut écouter un peu, mais quand on a des émotions, on ne fait pas exprès. Ce n’est pas facile d’écouter quand on est en colère
  • Quand on grandit on écoute mieux parce qu’on apprend mieux à s’exprimer.
  • Il faut écouter les adultes parce qu’ils savent plus de choses et ils ont de meilleures idées
  • Mes parents disent que je suis têtu…

Le vivant

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce que signifie « être vivant ».

Pour eux, être vivant, c’est avant tout être en vie, ne pas être mort et pouvoir grandir, faire des choses et vivre des expériences. Ils ont aussi évoqué l’importance de prendre soin de soi et des autres pour rester en bonne santé et continuer à vivre.

Les enfants ont identifié que tous les êtres vivants comptent : les humains, les animaux (comme les pandas, lions ou poissons), mais aussi les plantes, les fleurs et même les algues. Ils ont compris que le vivant est présent partout autour de nous.

Les échanges ont ensuite porté sur la protection de la nature. Les enfants ont expliqué que les plantes et les animaux sont essentiels : ils permettent de respirer, de se nourrir et de maintenir la vie sur Terre. Ils ont insisté sur le fait qu’il faut en prendre soin pour éviter leur disparition.

Enfin, ils ont réfléchi aux liens entre tous les êtres vivants : si l’on détruit la nature ou certaines espèces, cela peut entraîner des conséquences pour tout le monde, y compris les humains.

  • Être vivant c’est vivre. Rester en vie et prendre soin de soi. Ne pas se tuer nous-même. Ne pas être mort
  • C’est prendre soin de son corps, rester en vie et faire encore plein de choses avant de mourir
  • C’est avoir des enfants
  • Les animaux sont vivants, et nous aussi
  • C’est quand personne ne nous tue
  • C’est le contraire d’être mort
  • C’est vivre en paix
  • On peut être vivant et ne pas vivre en paix
  • Il y a des vivants qui nous embêtent, et on est quand même vivant
  • Il y a des gens qui veulent tuer car ce sont des criminels
  • Un panda c’est vivant
  • Pas si un serpent venimeux le mord
  • Être vivant c’est ne pas s’écraser soi-même
  • Les lions, les léopards sont vivants
  • Les plantes sont vivantes. Les fleurs aussi
  • Il faut prendre soin des plantes, des animaux et prendre soin de soi-même
  • Les algues sont vivantes
  • Les étoiles de mer aussi, les requins aussi
  • Les fleurs et les feuilles aussi
  • C’est vivre en paix, mais aussi même quand ce n’est pas la paix, même si d’autres vivants nous embêtent.
  • C’est important de protéger la Nature
  • Les plantes ça nous donne de l’oxygène
  • Il faut protéger les animaux dans la mer comme les baleines
  • Les arbres c’est important, ça nous donne les feuilles blanches pour dessiner
  • Il faut protéger tous les animaux même les bigorneaux
  • Ne pas arracher les fleurs car elles vivent
  • Un arbre adulte protège les bébés-arbres, il leur donne tout ce qu’il leur faut pour vivre
  • Les plantes grandissent aussi elles-mêmes
  • Il faut protéger les poissons, ne pas détruire la Terre, sinon il n’y aura plus d’animaux, de plantes, et plus d’humains
  • Oui, on peut disparaître
  • On doit plus protéger les animaux de compagnie
  • On doit aussi protéger les autres animaux, sinon on va les tuer et ils vont disparaître
  • On peut protéger aussi les moustiques ?
  • Ils piquent et donnent des maladies mais il faut les protéger quand même
  • Le risque c’est que certains animaux agressifs mangent ceux qu’on ne protège pas
  • Il faut protéger tous les animaux sinon il y a risque de disparition
  • Les animaux ont besoin de nature pour se nourrir
  • On s’occupe quand même plus de certains animaux car ils sont en voie de disparition
  • Si les tracteurs mettent les pesticides, on va tuer les insectes, et on en a besoin
  • Si on tue les animaux, on n’aura plus rien à manger, plus de viande

Le sport

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à l’importance du sport dans leur vie.

Pour eux, le sport est d’abord bon pour le corps et la santé : il permet de bouger, de se défouler, de se sentir mieux et d’apprendre de nouvelles capacités (courir, nager, se défendre, s’entraîner). Ils ont aussi souligné que le sport aide à se réveiller et à ne pas rester trop longtemps assis.

Les enfants ont également parlé du plaisir de jouer et d’apprendre : découvrir de nouveaux sports, progresser, essayer même quand c’est difficile. Le sport peut aussi être un moment de partage avec les autres.

Les échanges ont fait apparaître les émotions liées au jeu : la joie de gagner, la déception de perdre, mais aussi l’importance de respecter les autres. Ils ont compris qu’il ne faut pas se moquer, et que participer est souvent plus important que gagner.

Enfin, ils ont réfléchi au sens de la victoire : gagner peut faire plaisir, mais ce n’est pas tout. L’essentiel reste de prendre du plaisir, de fournir des efforts et de jouer ensemble.

  • Le sport c’est bien pour la santé, pour notre corps
  • On peut se défouler. Quand on reste assis toute la journée, on est mieux dehors.
  • On peut apprendre à se défendre
  • Quand on est fatigué, c’est bien on peut se défouler.
  • On devrait obliger les gens à se défouler
  • Le basket, c’est du sport.
  • Le sport c’est bien pour se réveiller.
  • On peut pratiquer le karaté, la gym, on peut dire aux autres de venir avec nous
  • Avec le judo, tu peux te défendre
  • Au foot on court, on est dehors
  • Le rugby c’est bien, on peut apprendre plein de jeux avec le sport
  • Le foot ça permet de courir plus vite et à la piscine on apprend à nager.
  • Moi je sais faire le grand écart
  • On peut aussi apprendre à plonger, mais il faut s’entraîner
  • Ce n’est pas facile d’apprendre à faire du badminton
  • Quand on joue on peut perdre ses copains s’ils perdent, ils peuvent décider de ne plus être ton copain
  • Ma copine, elle pleure quand elle perd
  • Ben non. Quand je perds je ne suis pas triste, je suis déçue et ce n’est pas pareil
  • On n’est pas toujours triste quand on perd. Mais ce n’est pas grave, de toute façon tu as participé
  • Mon cerveau est en construction et c’est bien le sport, mais c’est aussi bien de lire pour apprendre des choses
  • C’est bien quand on gagne, on est content de gagner en équipe
  • Au foot quand on court, c’est bon pour la santé, bon pour le corps
  • Moi au foot, on me crie dessus quand je prends un but et je n’aime pas ça
  • Il ne faut pas se moquer de ceux qui perdent.
  • Quand on perd, on n’a pas besoin de pleurer, l’important c’est de participer.
  • C’est mieux de gagner ou de participer ?
  • Ma sœur est contente pour moi quand je réussis
  • On peut perdre ses copains si on se moque.
  • On est content pour ceux qui gagnent ce n’est pas grave si on perd
  • On n’est pas obligé d’être content pour les autres qui gagnent. Moi ça ne me fait pas plaisir
  • Si on joue contre des plus forts, on peut essayer de gagner quand même
  • Quand tu gagnes ça fait plaisir, tu es content et tes parents sont fiers de toi
  • Quand on gagne on peut avoir des trophées, des médailles, plein d’argent.
  • Les médailles ce n’est même pas du vrai argent, c’est juste du métal. Des fois, l’argent ne fait pas le bonheur
  • Ça ne sert à rien de gagner des médailles parce qu’elles peuvent être fausses
  • Ce week-end la France a gagné à la dernière minute au rugby et c’était bien

Grandir

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce que signifie « grandir ».

Pour eux, grandir, c’est d’abord changer physiquement : devenir plus grand, voir son corps évoluer et prendre de l’âge. Ils ont aussi expliqué que grandir se voit grâce aux anniversaires ou en se mesurant.

Mais les enfants ont compris que grandir, ce n’est pas seulement une question de taille. C’est aussi changer dans sa façon d’être : ses goûts, son comportement, ses relations avec les autres évoluent. Ils ont notamment observé que les frères et sœurs plus grands deviennent plus autonomes et ont d’autres centres d’intérêt.

Les échanges ont également montré que grandir, c’est progresser et apprendre : devenir plus fort, mieux réussir certaines activités, et gagner en autonomie. Ils ont évoqué l’importance de bien dormir, bien manger et prendre soin de son corps pour bien grandir.

Enfin, les enfants ont réfléchi au fait que grandir s’inscrit dans le temps : on grandit en vieillissant, jusqu’à devenir adulte, et la vie continue d’évoluer ensuite.

  • Devenir plus grand en taille, en centimètres
  • Quand on grandit on peut changer, notre corps change, nos goûts changent
  • Notre comportement change, et notre âge aussi
  • Quand ma sœur était enfant et que Maman me portait dans son ventre, elle avait hâte que je naisse pour jouer avec moi ; maintenant elle a grandi, elle est ado et elle reste dans sa chambre ; ses goûts et son comportement ont changé
  • Grandir, c’est être plus grand que quelque chose, par exemple que la taille de la chaise
  • Quand on dort, on grandit
  • On s’améliore : on progresse
  • Il faut manger des légumes
  • Avant j’étais moins fort au foot que maintenant : je me suis amélioré
  • Une fois j’ai dormi une nuit plus une journée entière, après j’étais hyper fatigué et j’avais grandi
  • Les fruits et légumes nous donnent des vitamines, c’est bon pour la santé, ça fait bien grandir
  • Moi j’en ai marre que les parents disent toujours de manger des fruits et légumes
  • La planète grandit ; un astéroïde a atterri, ça a cassé un morceau de la Terre et ça a donné la Lune
  • Il faut aussi manger de la viande, des protéines, et boire de l’eau
  • Avant, ma sœur restait plus avec moi parce que j’étais bébé
  • Mon frère est gros car il ne mange pas de légumes
  • Les frères et sœurs jouent moins avec nous que quand on était bébé parce qu’ils savent que maintenant on peut faire des choses tout seuls
  • Les frères et sœurs ont grandi aussi : ils font des choses sur leur téléphone, parlent avec leurs copains et ils ont plein de devoirs à faire
  • Ma sœur ne me laisse pas rentrer dans sa chambre car elle ne s’intéresse à rien
  • Quand on était bébés, les grandes sœurs devaient s’occuper de nous sinon on pleurait... mais les grands n’aiment pas que les petits cassent leurs jouets
  • Grandir, ça veut dire anniversaire
  • Bébé, on est plus fragile, on sait faire bien moins de choses, on peut rester coincé en haut d’une cabane par exemple
  • Comment sait-on qu’on a fini de grandir ?
  • À chaque anniversaire, un an de plus, on grandit jusqu’à être adulte quand on a 15 ans
  • C’est à 18 ans : on est majeur, on peut conduire
  • On n’arrête pas de grandir, même quand on est adulte
  • Le père de mon Papi, il est mort très vieux
  • Pour savoir si on a grandi on se mesure
  • Quand on est enfant et qu’on a une dent qui bouge, le dentiste la répare ; mais quand on a grandi, les dents tombent pour de bon

La mort

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce qu’est la mort, un sujet à la fois sensible et profond.

Pour eux, la mort correspond d’abord à la fin de la vie : le corps s’arrête, on ne mange plus, on ne bouge plus. Ils ont compris que cela peut arriver en vieillissant, mais aussi parfois plus tôt, par maladie ou accident.

Les enfants ont beaucoup exprimé les émotions liées à la mort : la tristesse de perdre quelqu’un, le manque, mais aussi parfois une forme de réconfort en pensant que la personne est en sécurité ou qu’elle a eu une belle vie. Certains ont partagé des expériences personnelles marquantes.

Ils se sont aussi interrogés sur ce qu’il y a après la mort. Les avis sont variés : certains imaginent un autre monde, le paradis ou l’enfer, d’autres pensent qu’on pourrait renaître ou devenir une étoile. Tous reconnaissent cependant qu’on ne peut pas vraiment savoir.

Enfin, les enfants ont évoqué leurs peurs et leurs espoirs : peur de perdre ses proches, de se retrouver seul, mais aussi l’idée que les personnes disparues continuent de vivre dans les souvenirs et dans le cœur des autres.

  • C’est par exemple quand on a une maladie, on peut mourir.
  • C’est quand on vieillit
  • On ne va pas rester toute la vie à rester vivant.
  • À force de vieillir on peut mourir.
  • C’est triste pour les autres.
  • Quand on est mort on ne mange plus, on ne boit plus
  • Mon papi est mort et je suis triste.
  • Quand quelqu’un est mort, on peut être un peu triste, mais aussi content, parce qu’il sera bien surveillé et protégé, il sera en sécurité. Moi je crois que la Mort c’est une personne, et c’est la Mort qui le protège
  • Pour certains c’est joyeux et pour d’autres c’est triste
  • Ce n’est pas parce qu’ils sont trop grands qu’ils sont morts, mais on peut aussi mourir quand on est jeune. Il faut faire attention
  • On ne mange plus on ne boit plus, on ne marche plus.
  • Quand on est mort, il y a des gens qui n’aiment pas la personne qui est morte, ils se moquent
  • Ça existe de mourir dans le ventre de sa maman. C’est triste
  • On ne voit plus, on ne vit plus, mais on sait qu’ils ont plein de bons souvenirs heureux avec nous.
  • Mon chat va bientôt mourir mais il a eu une belle vie.
  • La mort, c’est bien, on peut être protégé s’il y a des personnes méchantes elles peuvent être présentes à un endroit et les autres dans un autre endroit avec des gens gentils.
  • Il y a peut-être un monde différent
  • Si on n’a pas de cœur, on ne peut pas vivre, et si notre cœur s’arrête et bien on est mort
  • On ne peut pas savoir ce qu’il y a après la mort. On ne peut plus revivre pour dire comment c’est
  • J’ai vu sur une affiche qu’après la mort, si on a été méchant, on va en enfer, et si on a été gentil on va au paradis.
  • Un Indien dans une bande dessinée, il n’a pas peur de mourir, il n’a peur de rien.
  • Après la mort on va au cimetière, il y a des tombes et il y a des chats qui nous surveillent.
  • La mort ce n’est pas que plus vivre, peut-être qu’on revit, et qu’on redevient un bébé.
  • Ce serait bien de dire aux copains ce qui se passe après la mort mais on ne peut pas, personne ne peut le dire.
  • Après on peut devenir une étoile quand on a fini notre vie
  • Quand mon arrière-mamie est morte, j’avais envie de lui dire au revoir, mais je n’ai pas trouvé ça aussi triste, je me suis dit que peut-être c’est mieux après la mort
  • Peut-être qu’il y a des choses mieux quand on est mort.
  • À la fin du monde on sera tous morts
  • Mais non, quand on est mort, ce n’est pas tous, en même temps.
  • Mon tonton n’a pas peur de mourir.
  • Quand je dors, j’ai l’impression de mourir, je me réveille et je me dis que je ne suis plus morte.
  • Quand les gens sont morts, ils sont dans le cœur des autres.
  • Il y a des personnes qui rassurent les morts. Il y en a qui ne sont pas tristes, ils espèrent une autre vie.
  • Si ça se trouve quand on est mort, on revient en bébé.
  • Il y a des gens qui pensent que Jésus est mort et qu’il est revenu trois jours après.
  • Ceux qui croient aux monstres, ils pensent que les zombies existent
  • Quand on est somnambule, on a l’impression d’être mort
  • Ce n’est pas possible que tout le monde soit mort.
  • Des fois il y a des gens qui laisseraient leur vie pour protéger quelqu’un d’autre
  • J’ai pas du tout envie de mourir.
  • On a peur que notre maman meure et qu’on se retrouve tout seul.
  • Quand on est fatigué parce qu’on a beaucoup vécu, on est content de mourir pour se reposer

La communication

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce que signifie communiquer avec les autres.

Ils ont d’abord évoqué la richesse des langues : beaucoup d’entre eux parlent ou entendent plusieurs langues à la maison ou à l’école. Ils ont compris que chacun peut avoir une histoire, une famille et une culture différentes, et que cela se voit dans les langues parlées.

Les enfants ont ensuite remarqué que communiquer, ce n’est pas toujours facile. Quand on ne parle pas la même langue, on peut ne pas se comprendre, se sentir frustré ou ne pas réussir à dire ce que l’on pense. Ils ont aussi observé que même en parlant la même langue, on peut parfois ne pas se comprendre.

Ils ont réfléchi aux solutions pour mieux communiquer : utiliser une langue commune comme le français à l’école, apprendre la langue de l’autre, demander de l’aide à quelqu’un pour traduire, ou encore utiliser des outils comme l’intelligence artificielle.

Enfin, ils ont souligné que communiquer, c’est aussi aller vers les autres, essayer de se comprendre et partager, même quand c’est difficile.

  • Mon père parle ashanti et français, il vient du Ghana, il est en train de nous apprendre.
  • En vacances j’ai appris le thaïlandais.
  • On ne parle pas d’autres langues avec ma famille.
  • Je viens de l’Afrique, je suis Comorienne je parle mieux que mon père le français
  • Je parle un peu l’anglais et le breton.
  • Mon prénom signifie Cécile en breton.
  • Je parle le peul
  • Mon père parle une autre langue.
  • À l’école on peut entendre d’autres langues, en breton Poan Ben veut dire mal de tête
  • Je vais aller en Irlande, je vais apprendre un peu l’irlandais.
  • Mon prénom veut dire princesse d’océan.
  • Ma mère a de la famille en Italie.
  • J’ai déménagé plusieurs fois. Ma sœur parle une autre langue, le wolof avec ma mère, mais je ne comprends pas. Elle parle avec sa langue. Ce sont des secrets.
  • À l’école on apprend l’anglais.
  • Je vais aller dans une école où on apprend le breton.
  • Ce n’est pas facile de se comprendre quand on ne parle pas la même langue
  • C’est un peu difficile. Quand on a des copains qui parlent vite et pas la même langue, on ne se comprend pas.
  • Ça va être silencieux si on ne se comprend pas.
  • On peut parler la même langue et ne pas avoir les mêmes mots.
  • Dans toutes les écoles, on parle différentes langues, alors pour se comprendre on parle le français, c’est la langue commune.
  • On peut se faire traduire, je ne parle pas bien le comorien, ma mère traduit ce que dit ma grand-mère.
  • Quand on ne comprend rien, on s’étonne, on a des choses à dire mais on ne peut pas.
  • Quand on est en voyage, on ne comprend rien, mais on est content quand même parce qu’on est en vacances.
  • On est obligé de parler ensemble, on peut prendre une langue commune on peut apprendre la langue de l’autre, on peut demander à l’intelligence artificielle ou on peut demander de l’aide

L’humour

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce qu’est l’humour et à ce qui fait rire.

Pour eux, l’humour est souvent lié aux blagues et au fait de faire rire les autres. Ils ont expliqué que l’humour peut être inventé, imaginaire, et qu’il sert à partager un moment de joie. Parfois, il suffit même d’un regard ou d’une situation amusante pour rire, sans parler.

Les enfants ont aussi compris que tout le monde ne rit pas des mêmes choses. Une blague peut faire rire certaines personnes et pas du tout d’autres. Ils ont insisté sur le fait que ne pas rire ne veut pas dire ne pas avoir d’humour, mais simplement avoir des goûts différents.

Les échanges ont également permis d’aborder une différence importante entre rire avec les autres et rire des autres. Certains enfants ont exprimé que se moquer peut blesser et rendre triste. Ils ont évoqué que certaines formes d’humour, comme l’humour noir, ne font pas rire tout le monde et peuvent faire du mal.

Enfin, ils ont réfléchi au fait que faire de l’humour n’est pas toujours facile : il faut trouver le bon moment, comprendre les autres, et accepter que parfois, les blagues ne fonctionnent pas.

  • C’est quand on dit quelque chose et que ce n’est pas vrai. C’est comme si quelqu’un disait merci, mais ce n’est pas vrai.
  • Quelque chose de drôle et de gentil c’est de l’humour. L’humour noir ce n’est pas drôle et c’est méchant. Mon père il aime bien l’humour noir et il m’en fait des fois mais moi je n’aime pas ça
  • L’humour c’est des blagues, ce n’est pas des vraies choses, ça sert à faire rigoler
  • L’humour ça veut dire être fou. Je suis fou, je suis drôle.
  • Quand on fait une blague, les autres rigolent, s’ils ne rigolent pas, ils n’ont pas d’humour.
  • Quand personne ne rit, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas d’humour, c’est parce que ce n’est pas drôle
  • Mon frère fait semblant de rire. Parfois on peut faire semblant parce qu’on ne comprend pas.
  • Quand on est fou ce n’est pas drôle, ça peut faire peur.
  • L’humour c’est rire, on peut faire semblant de rire, mais ça ne nous plaît pas vraiment.
  • Des fois on ne trouve pas ça drôle l’humour, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas d’humour.
  • Toi tu fais souvent trop d’humour
  • On n’est toujours drôle quand on fait de l’humour
  • On peut se déguiser pour faire rire
  • Si on est fou, on n’est pas forcément drôle, et ceux qui sont drôles ne sont pas forcément fous
  • On n’a pas tous le même humour. Des fois il n’y a pas tout le monde qui rigole, les blagues peuvent rendre triste.
  • Mon frère a voulu me faire rigoler parce que j’étais triste mais je ne trouvais pas ça drôle
  • Des fois on raconte une blague mais ce n’est pas toujours drôle pour tout le monde. L’humour noir, c’est de la méchanceté.
  • Quand on est fou, on ne peut pas vivre dans sa famille.
  • En se regardant dans les yeux, ça nous faisait rigoler. Il n’y a pas besoin de parler pour se faire rire
  • Le plus important c’est que celui qui raconte la blague trouve ça drôle.
  • Quand des personnes rigolent ensemble, c’est de l’humour.
  • Il faut choisir le bon moment pour de l’humour. On peut rigoler en regardant les autres sans parler.
  • Des fois je fais le foufou, mes parents ne rigolent pas du tout, ils me grondent mais ils m’aiment quand même.
  • Il y a des choses qui me font rigoler et d’autres non
  • Il y a des gens qui rigolent parce que j’ai des dents en moins.
  • Il y a des livres de blague comme dans Garfield
  • Mon frère il s’est cogné contre un arbre dans la rue et ça m’a fait rire
  • Je suis triste quand on rigole de moi pourtant il se trouve que je suis très marrant
  • Quand on rigole de moi je trouve ça difficile. Moi j’aimerais bien que les autres rigolent de mes blagues. J’essaye de faire rire les autres, mais ça ne marche pas. Je ne sais pas comment faire
  • Si tu veux, moi je reste avec toi pour s’amuser

La famille

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce qu’est la famille à travers leurs expériences et leurs souvenirs.

Pour eux, la famille est d’abord un lieu de liens et de souvenirs partagés. Ils ont évoqué des moments importants de leur vie : quand ils étaient bébés, les jeux avec leurs parents, leurs frères et sœurs, les voyages, les photos et les vidéos qui gardent la mémoire de ces instants.

Les enfants ont aussi montré que chaque famille est différente : certaines ont des parents séparés, d’autres ont plusieurs noms de famille, certaines vivent dans des pays différents ou parlent plusieurs langues. Ils ont compris qu’il n’existe pas une seule manière d’être une famille.

Les échanges ont également fait apparaître que la famille peut être un lieu d’amour et de protection, où l’on prend soin les uns des autres, où les grands s’occupent des plus petits, et où l’on grandit ensemble.

Mais ils ont aussi évoqué des aspects plus difficiles : les disputes, les séparations, ou le fait de devoir aller dans une autre famille. Cela peut être compliqué et parfois triste, surtout quand les repères changent.

Enfin, les enfants ont souligné l’importance des souvenirs et des relations : les photos, les vidéos, les histoires racontées permettent de se rappeler d’où l’on vient et des moments vécus ensemble.

  • Des fois les parents se disputent, et ils peuvent se séparer. Mon père avait une amoureuse qui l’a quittée et il en a trouvé une autre.
  • Parfois les parents se disputent et on doit aller dans les familles d’accueil.
  • Des fois, la famille d’accueil n’est pas gentille. Ils ne nous connaissent pas et c’est difficile pour nous.
  • Des fois, il y a des familles qui ne sont pas comme nous.
  • Nos parents se disputent. Ils se séparent et peuvent nous mettre à l’orphelinat.
  • Hier, samedi on devait aller au parc. On est parti avec notre mère et notre père n’est pas venu.
  • La famille part en voyage après ils se disputent, ils se séparent, ils choisissent un autre ou une autre amoureuse
  • Quand j’étais bébé mon frère et ma sœur sont partis en avion avec mes parents ils ont demandé aux parents de mon père de me garder.
  • Quand j’étais petit ma sœur s’occupait bien de moi et j’étais contente, je riais avec elle.
  • Devant mon berceau, mon père me demandait est-ce que ça va et je rigolais.
  • J’ai une vidéo quand j’étais bébé sur un tapis je fais des ah ah et ma mère me répond ah ah. Et on recommence. Je sais tout ça grâce à la vidéo.
  • Il y a des familles où tout le monde n’a pas le même nom de famille. Sur la boîte aux lettres, il y a plein de noms.
  • Dans ma famille il y a des personnes qui n’ont pas le même nom.
  • Il y a aussi des familles qui ont le même nom.
  • Quand j’étais bébé, je ne savais pas que j’avais une grande sœur.
  • Quand j’étais bébé je n’aimais pas les parfums.
  • Quand j’étais petit, mon père jouait de la guitare et il me faisait jouer.
  • Ma mamie a fait un album photo, c’est des bons souvenirs.
  • Je suis née à Mayotte et quand j’étais petite on allait à la plage en famille et on nageait avec les tortues. Ma sœur, elle, elle est née à Paris et elle aime bien aussi
  • Quand j’étais petite ma famille m’avait dit qu’on partait faire une randonnée de 2 h mais en fait c’était pas vrai et on a marché beaucoup plus
  • Ma grande sœur est toujours en train de lire, mon père lui prête des livres et quand on mange ils en parlent
  • Ma cousine venait me garder quand j’étais petite et ma petite sœur est gardée par mes grands-parents.
  • Un jour, mon frère quand il était encore petit, il jouait de la guitare et il a fait un spectacle pour mes grands-parents.
  • J’ai un autre souvenir où mon père m’avait mis des lunettes de soleil et je n’aimais pas ça et je pleurais.
  • J’ai une vidéo où je suis devant mon frigo il y a les noms de ma famille écrits.
  • Quand j’étais petite, on disait que j’étais encore plus rusée qu’un renard.
  • J’étais née à Mayotte, on allait à la plage à Cavani, j’avais peur de l’eau parce qu’avant je coulais dans la mer, alors ma sœur m’a mise sur ses épaules.
  • Ma grande sœur venait me voir dans mon lit et mes parents lui disaient de ne pas m’écraser
  • Quand j’étais petit je suis assis sur les pieds de ma mère et je regardais mon père jouer au foot.
  • Mon père adore porter les bébés.
  • Ma maman m’a applaudi quand j’ai marché.

Les émotions

Lors de cet atelier, les enfants ont réfléchi à ce que sont les émotions et à la manière dont ils les vivent.

Pour eux, les émotions sont ce que l’on ressent à l’intérieur de soi, comme la joie, la tristesse, la colère ou la peur. Ils ont expliqué que ces émotions peuvent apparaître selon ce que l’on vit : une blague peut faire rire, tandis qu’une parole méchante peut rendre triste ou en colère.

Les enfants ont aussi compris que les émotions sont liées au corps et aux actions : on peut rire, pleurer, s’énerver ou avoir envie de bouger. Certains ont expliqué qu’une émotion peut être forte et même mélangée avec d’autres, comme être à la fois triste et soulagé dans certaines situations.

Les échanges ont montré que toutes les émotions ne sont pas faciles à vivre. La colère, la peur ou le stress peuvent être désagréables et difficiles à contrôler. Les enfants ont partagé différentes façons de les gérer : penser à quelque chose de positif, faire une activité comme le sport ou la musique, ou simplement attendre que ça passe.

Ils ont également remarqué que l’on peut avoir des humeurs différentes selon les moments, par exemple être de bonne humeur le matin ou fatigué et moins joyeux.

Enfin, les enfants ont compris que les émotions font partie de la vie : elles peuvent changer, se transformer et nous aider à comprendre ce que l’on ressent.

  • L’humeur c’est quand on ressent quelque chose comme la colère la joie, la tristesse. On fait l’action qui va avec l’émotion qu’on a. Par exemple quand quelqu’un me dit une blague, c’est drôle et je suis content et je rigole
  • Si quelqu’un me dit quelque chose de méchant ça me rend triste ou en colère
  • Quand je suis en colère j’essaie de penser à quelque chose qui me donne de la joie.
  • Moi, je suis drôle.
  • Les émotions c’est de la colère, de la joie et plein d’autres choses qu’on ne sait pas encore.
  • Les émotions quand j’étais petite je croyais que c’était de la joie. Mais je ressens aussi beaucoup d’émotions que j’aime bien comme l’amour et la tranquillité
  • Les émotions c’est triste et joyeux à la fois. Mon chat était vieux et il est mort j’étais en larme mais après j’étais aussi contente parce qu’il allait se reposer.
  • Une émotion c’est un mélange de différentes émotions et qu’on ressent.
  • Pour moi, une émotion tu la ressens dans ton corps. Quelqu’un qui t’a blessé tu le ressens.
  • Quand on a une humeur des fois on ne ressent rien du tout.
  • Des fois on rigole, l’humour c’est aussi une humeur.
  • Mon père, dès qu’il se réveille, il est toujours de bonne humeur.
  • Moi je suis toujours de bonne humeur quand je me réveille. Mais mon papa il est joyeux, une fois par semaine
  • Mes parents sont trop sérieux
  • Il y a des émotions qu’on n’aime pas avoir. Par exemple, la colère, la tristesse, je n’aime pas ces émotions. La peur non plus.
  • Quand on rit on oublie ces peurs.
  • Le matin, je suis fatigué, je ne suis pas de bonne humeur.
  • On ne peut pas ne rien faire.
  • Je n’aime pas la colère, le stress, et l’anxiété. Avec le stress, on est perturbé.
  • Le stress, c’est comme une peur. Quand on est stressé on essaie de tout faire vite et on fait n’importe quoi.
  • On peut ne rien ressentir.
  • L’émotion que je déteste le plus c’est la joie.
  • La pire émotion c’est la colère, ça fait être décontrôlé.
  • Je fais du rap pour évacuer les émotions
  • Ça fatigue les émotions.
  • J’ai énervé mon grand frère et je suis triste d’avoir fait ça

Luska Liamm.

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